On sait qu'avec 1 million de chômeurs en moins le régime de retraite par répartition à la française, que des pays du monde entier nous envient encore, serait sauvé. Or le chômage ne cesse d'augmenter frôlant désormais en France la barre des 10 %. Avec 650 000 chômeurs en 2009, soit une augmentation de 23% par rapport à 2008, les plus de 50 ans sont particulièrement touchés. Une tendance qui illustre les limites de la réforme portée par Éric Woerth avec le report de l'âge légal de départ en retraite à 62 ans (et 67 ans sans décote). Un chômeur de 55 ans n'a pas les mêmes perspectives qu'un chômeur de 25 ans (je reviendrai plus tard sur la situation catastrophique de l'emploi des jeunes) : ce dernier reste en moyenne 119 jours inscrit à Pôle emploi, contre 311 jours pour un chômeur de plus de 50 ans. Bien souvent, le chômage des seniors est donc synonyme de fin de carrière...

Alors de grâce, monsieur Sarkozy, prenez la mesure de la détresse des français en ce 24 juin qui est beaucoup moins liée, je vous l'assure, aux frasques de joueurs de foot millionnaires, mais bien aux conséquences de la réforme désastreuse, injuste et irresponsable que vous faites passer au nez et à la barbe de nos concitoyens.