Bussière : l’économie au service des hommes où les hommes esclaves de l’économie ?
Par Yann Galut, dimanche 24 janvier 2010 à 18:13 :: Politique locale :: #571 :: rss
C’est un sentiment de colère qui m’anime un peu plus en ce mois de janvier.
En effet, les semaines se suivent et malheureusement se ressemblent pour le bassin d’emploi du Saint-amandois. Dans ma première lettre mensuelle, éditée en décembre dernier, j’avais dénoncé l’inefficacité de la politique Sarkozyste en matière de lutte contre le chômage. Elle s’est traduite par 123 licenciements dans le sud de notre département en 2009.
Voilà que 2010 à peine commencée, ce sont 120 à 150 suppressions d’emplois qui sont envisagées au sein de l’imprimerie Bussière, implantée en plein cœur de ville à Saint-Amand-Montrond.
Pourtant Bussière est un des fleurons du groupe CPI qui en 2007 pouvait se targuer d’être la première entreprise graphique en France avec un chiffre d’affaires de 492 millions d’euros (d’après le classement des 356 premières entreprises graphiques réalisé par la revue Caractère).
Dans ce même classement, Bussière se classait en 69e position de l’imprimerie en France. Aujourd’hui ce sont une fois de plus les arguments de la modernisation, de la concurrence et de la globalisation qui sont avancés pour justifier un plan social d’une rare envergure, contrepartie d’un investissement de 15 millions d’euros consistant en l’achat de deux rotatives numériques jet d’encre. Ce choix économique stratégique se ferait au service de l’amélioration du service et dans le respect des salariés ?
L’histoire récente du groupe me permet d’en douter. En mars dernier, les salariés avaient entamé un bras de fer face à une direction qui imposait la modulation des heures de travail, premier coup porté aux salariés de l’entreprise : ils travailleraient notamment cinq samedis de plus par an sans être payés plus !!! Récemment engagé dans une restructuration financière pour corriger les erreurs des actionnaires, le groupe CPI a dans la foulée commencé à « moderniser » ses différentes unités de production en « investissant » dans l’impression numérique.
Comme les salariés de Bussière, je suis convaincu moi aussi que le site de Saint-Amand constitue aujourd’hui la variable d'ajustement des erreurs commises ces dernières années.
Face à cette situation Le député UMP de la 3e circonscription se contente en effet de « souhaiter », d’« espérer que la décision finale soit respectueuse du personnel » !
Où sont les belles promesses du candidat Sarkozy et d’un chômage à 5 % ? Où sont les incantations du Président appelant à la moralisation du capitalisme financier au regard du salaire de son ami Proglio ?
Or, depuis ces dernières années de gouvernement UMP, tous les textes de lois renforcent les pouvoirs des grands groupes au détriment des salariés.
Quant on est un élu national il ne suffit pas d’espérer, il faut se battre pour les habitants que nous représentons.Il faut se battre pour que l’économie soit enfin au service des hommes et non l’inverse.
Aujourd'hui, les salariés de Bussiere sont victimes des choix gouvernementaux en matière sociale. A nous de faire en sorte de créer une alternative crédible à cette politique de régression sociale.



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