L’enquête fondée sur les chiffres des services fiscaux nous montre ainsi qu’à Bourges, préfecture du Cher, le revenu moyen d’un foyer est de 20 653 euros contre 17 005 euros à Vierzon et 17 536 euros à Saint-Amand-Montrond. Le niveau des activités économiques et le phénomène de rurbanisation expliquent par ailleurs que les foyers aux plus hauts revenus soient aimantés par Bourges sans forcément y habiter (Osmoy, Le Subdray, Lissay-Lochy, Plaimpied…).

Dans ce tableau que je vous invite à analyser, c’est la situation du Boischaut qui a attiré particulièrement mon attention. Les cantons de Lignières, mais surtout du Châtelet, de Châteaumeillant, de Saulzais-le-Potier ou encore de Sancoins sont de loin les plus pauvres. Dans le sud de notre département, vieillissant et pauvre en activités économiques, les besoins sociaux sont démultipliés : chômage, insécurité sociale, exclusion et ségrégation urbaine, faim, froid etc.

Et pourtant, le gouvernement UMP loin de renforcer les services publics passe son temps à les affaiblir ! Fermetures de classes dans les écoles, non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la Fonction publique, fermeture des tribunaux, fermetures des bureaux de Poste, appauvrissement des collectivités locales, suppression des brigades de gendarmerie… autant de régressions que je condamne régulièrement sur mon blog.

Aujourd'hui, 141 manifestations étaient organisées en France pour protester contre la politique de l’UMP, contre la casse du service public, contre ce monde où les milliards se déplacent du travail vers le capital, générant de nouvelles inégalités et élargissant le fossé qui sépare les très riches des très pauvres. À Bourges nous étions plus d’un millier.

La France de l'UMP c'est d’un côté le double salaire d’Henri Proglio, PDG d'EDF et président du conseil d'administration de Veolia Environnement, d’un montant de 2 millions d’euros, une augmentation de salaire pour Sarkozy de 140 % en 2007, les dépenses fastueuses du couple Balkany à Levallois-Perret (236 millions de dettes !), de l’autre une augmentation du smic de 0,5 % (6 euros bruts par mois), 7 millions de travailleurs pauvres, 2 millions d’enfants qui ne mangent pas à leur faim, 600 000 retraités avec une allocation de moins de 628 euros.

Il est temps de se dresser contre cette politique archaïque de privilèges et d’inégalités !