Décidément Ségolène royal a les nerfs solides.
Pendant cette campagne, on ne lui aura rien épargné.
Je fais parti de ceux qui pensaient qu’aujourd’hui une femme avait autant de chance de concourir à la présidentielle qu’un homme.
Force est de constater qu’elle a eu droit à un traitement de faveur ou plutôt de défaveur.
En politique, la critique est différente, que l’on soit un homme ou une femme.
Et c’est valable à tous les états de notre société.
Beaucoup on remarqué avec quelle condescendance Ségolène était traitée par ses adversaires hommes, qui, dès l’annonce de sa candidature, lui ont dressé un procès en incompétence.
Mais elle n’a pas été épargnée, non plus, par les femmes.
Il y a quelques jours, sur un marché du sud du département, une femme a qui je tendais un tract, m’a dit « ah non, celle là, elle ferait mieux de s’occuper de ses enfants » !
Moi, qui aie une certaine répartie dans les débats politiques, je suis resté, sur le moment, sans voix !
Maintenant, il y a Rocard et Kouchner. Bien sur ces deux là ont toujours été à la droite du parti mais quand même, alors que la priorité est à la mobilisation de notre électorat, parler d’alliance maintenant avec l’UDF, c’est non seulement une erreur politique, mais c’est aussi desservir notre candidate.
Pourtant, j’ai confiance, la campagne de fond que Ségolène mène finira par payer, j’ai l’impression palpable, sur les marchés ou dans les conversations que j’ai avec beaucoup d’entre vous qu’elle est en train de remonter.
D’autre part, de plus en plus de français se rendent compte que Sarkozy est vraiment dangereux…très dangereux.
Je mesure tous les jours, le rejet qu’il suscite, certains d’entre vous pensent même qu’il est plus dangereux que Le Pen !
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