10 000 emplois viennent d’être sacrifiés sous l’autel de la rentabilité et de la compétitivité dans le groupe airbus.
La question de ce choix est essentiellement politique.
En effet, depuis l’entrée de capitaux privés au sein d’airbus, l’état français s’est désengagé, laissant la place libre au groupe Lagardère-Matra.
Dans une vision uniquement financière du groupe, depuis 2002, Chirac, Villepin et Sarkozy en tant que ministre de l’économie ont laissé faire.
On voit aujourd’hui le résultat.
Dans ce dossier , deux conceptions diamétralement opposées s’affrontent. Ségolène Royal propose le gel du plan social, une recherche d’un plan alternatif avec les syndicats et l’Allemagne, passant éventuellement par une plus grande participation de l’état et de l’Europe au sein d’Airbus.
Rappelons que c’est cette méthode qui a permis la création, le développement et la pérennité d’Airbus.
En face, Sarkozy répond qu’il ne peut intervenir et que ce n’est qu’une question d’actionnaires.
Chacun pourra se faire sa propre idée.
Ce qui m’inquiète, c’est qu’ EADS, et notamment l’usine de Bourges, peut subir exactement le même sort avec le même type de réponse.
Lors de la privatisation d’EADS, en 1999, j’avais été le seul parlementaire à souligner les risques pour l’outil industriel et pour les salariés.
J’espère que l’avenir me donnera tort, et que l’on ne va pas, dans les prochains mois, vers une très mauvaise surprise.
Dans une entreprise comme EADS Bourges, je considère que l’état doit rester majoritaire ou avoir un droit de blocage pour s’opposer à la logique financière prônée et voulue par les libéraux.
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